
Deux mois plus tard environ, je me trouvais dans la chambre que j’avais encore chez mes parents, assis à mon bureau, réfléchissant à je ne sais plus quoi, quand brusquement, un autre rideau se déchira en moi. Non plus entre moi et la réalité extérieure, mais à l’intérieur de moi, entre un moi que j’étais convaincu de connaître à fond, pour la simple raison qu’il était moi et que j’étais lui, et un autre moi, que je découvrais avec stupéfaction, un moi vivant, qui se répandant dans l’être entier, qui en épousait parfaitement, et depuis toujours, l’intégralité des formes. Un moi qui n’était pas simplement ce petit miroir en qui la réalité venait se refléter, mais qui contenait en lui la totalité de l’être.
Joaquim
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