dimanche 9 mars 2014

Cicatrices...Quelles cicatrices ?

179915_446190675401060_846407329_n Enfant, je ne connaissais pas mon visage. Je ne me sentais pas concernée par ce reflet dans le miroir, qui étant ce qu’il était, ne soulevait là aucune histoire et ne ramenait à personne, à aucun individu et certainement pas à moi.

Impossible, de confondre sa présence vivante d’avec un dessin dans le miroir. Aussi, je n’avais encore aucune cicatrice. Les adultes autour de moi, ont tricoté une histoire autour de ces cicatrices, allant jusqu’à associer ce que je suis à ce simple reflet vers le monde. Confiante, je me suis attribuée par une grande méprise, pendant 28 ans, des cicatrices qui n’avaient rien à voir avec moi.

Mais un matin, j’ai cherché mes cicatrices, sans intermédiaire, directement de moi à moi, et je ne les ai pas trouvées !
 
Où étaient-elles passées ?

Comment était-ce possible d’avoir vécu si longtemps accrochée à une certitude aussi concrète et tangible que celle d’avoir des cicatrices, et un matin, réaliser qu’il n’y en a jamais eues ! Enfant, je le savais bien, que je n’avais pas de cicatrices. Et je ne comprenais jamais ce que soignaient les chirurgiens, ni ce qu’il y avait à arranger-là. D’ailleurs tout ce travail demeurait toujours vain, je ne voyais absolument aucun changement !

dimanche 23 février 2014

Le poids des pensées

La pensée a un poids. Penser à une chose, c'est la déformer, car la pensée d'une chose n'est pas la chose. La pensée est une représentation mentale. Confondue avec la réalité, elle prend un poids, non pas dû à sa structure énergétique, mais à l'émotion qui s'y greffe, qui fait miroiter le trésor de ce que je suis dans ce que je ne suis pas.

C'est le mental tout entier qu'il convient d'inclure dans son regard. Car c'est sa totalité, depuis sa naissance jusqu'à sa mort, qui maintient vivant le mirage du devenir.

Se désencombrer est ainsi se désencombrer des mirages qui occupent mon esprit, l'emplissent tant, que l'esprit lui-même, qui les contient, est ignoré.

Vivre léger, c'est vivre à partir de la conscience sans pensée. Les opinions, points de vue et jugements sont alors distants. Ils ne sont plus confondus avec la réalité. La réalité de mon être est sans pensée. Elle est présente avant que j'y sois présent. Elle est, en réalité, présence. La présence, qui est présente à chaque instant, est sans poids. Elle est transparente, toujours fraîche et innocente. Elle est le regard de l'enfant étonné, de la femme aimante, et du sage accompli. Elle ne peut être trouvée, étant déjà là.

mardi 18 février 2014

Pléiades


 Une superbe chorégraphie par la compagnie japonaise Enra, accompagnée de jeux de lumière. Poétique, technique et magique! Enjoy!



Performance & Choreography :Saya Watatani , Maki Yokoyama
Director : Nobuyuki Hanabusa
Animator : Seiya Ishii , Nobuyuki Hanabusa
Music : Nobuyuki Hanabusa
http://enra.jp

lundi 17 février 2014

Soi et la pure conscience

Dès notre tendre enfance nous apprenons à nous construire une identité forte pour survivre. Cette identité peut être celle d’un vainqueur ou d’un vaincu. La société aime les gagnants, mais les victimes attirent aussi beaucoup de sympathie. 

Plus tard, nous apprenons à faire notre place dans le monde et à développer des relations interpersonnelles harmonieuses. Certains apprendront à gérer leurs émotions et étudieront différentes techniques pour s’en libérer. Ces approches ont leur place dans notre évolution, elles nous permettent de survivre

Puis, arrive un jour où nous découvrons les limites de la survie et commençons à chercher quelque chose de plus simple, plus naturel et plus vivant. L’impulsion pour « vivre » dépasse celle pour «survivre».

Dans cette transition où l’élan pour « vivre » et « être vraiment soi » commence à surpasser l’impulsion de survie. Quelques remises en question s’imposent. Dans un système où la survie dominait, certaines croyances avaient leur utilité. Elles sont maintenant des obstacles à une vie simple et légère.

dimanche 26 janvier 2014

Un brin d'herbe

Pedro Ribeiro Simões (Flickr)
Au tout début de ce chemin, juste après avoir vu que je n'étais pas mes histoires, une question revenait souvent : suis-je mort ? En effet, j'avais perdu la plupart de mes émotions et, là où auparavant était une vie émotionnelle intense, voire traumatique, il y avait un grand vide, un grand silence.

Suis-je mort ?

Il y avait bien, de temps à autre, une explosion d'amour pur. Il y avait bien des extases – ce qu'Adyashanti nomme « le premier baiser de l'éveil ». Mais, entre ces explosions : le silence. Il y avait le monde tel qu'il est, sans mes histoires.

Suis-je mort ?

lundi 16 décembre 2013

La fin de la recherche

Dans ce monde nous cherchons tous quelque chose.
Mais pour certains, une recherche a pris une place primordiale dans leur vie.
C’est la recherche spirituelle !

Elle est à la fois le moteur du retour à la maison, mais en définitif, elle devient un obstacle.
Alors demandons-nous qu’est-ce que la recherche?

Ici je vais parler uniquement de la recherche spirituelle.
Mais fondamentalement la recherche du bonheur, de la fin de la souffrance, d’un(e) nouveau compagnon, d’une nouvelle voiture ou du nouveau smartphone à la mode reste-la même !

mardi 26 novembre 2013

Qui regarde?

Image du Blog monia2009.centerblog.net
Cʼest le personnage qui regarde car il a la capacité de se voir rétroactivement et son regard est teinté de ce quʼil croit être. Il se dédoublera à lʼinfini et nʼabdiquera pas facilement. Il se verra à travers le filtre de ses émotions, de ses sensations corporelles et de ses convictions mentales.

Tout ce que ce personnage croit être, contribuera subtilement à le repêcher et le relancer dans sa bouillie mentale. La vigilance est essentielle pour cette remise en question perpétuelle. Une vigilance constante à remettre son attention dans lʼinstant. 

Le rêveur est conditionné à CROIRE (réagir avec sa mémoire) et non pas à VOIR directement et lucidement lʼévénement qui se déroule dans lʼinstant. Cet évènement qui se déroule dans lʼinstant est le miroir du personnage que vous croyez être. Vous croyez que voir dans lʼinstant vous demandera beaucoup plus dʼénergie que rêver ? Et si vous vous trompiez ? Rêver cʼest être mort et persister à affirmer dans le temps : je vis !

dimanche 20 octobre 2013

Vous êtes la Conscience

Vous êtes la Conscience. Vous êtes cela en lequel tout apparaît. Le Monde, le corps, les pensées - tout apparaît en vous. Vous n'êtes pas séparé de quoique ce soit.

Vous êtes la source et l'apparition de tout ce qui est. Vous n'avez pas à aller ou que ce soit, ou faire quoique ce soit pour que cela soit évident. C'est la chose la plus évidente. Vous l'oubliez toujours, le tenant pour acquis.

Tout apparaît dans la conscience, la conscience ordinaire, maintenant, qui est le fondement de tout ce qui est, y compris cette expérience actuelle. La simple prise de conscience est le facteur commun à toute expérience.

mercredi 19 juin 2013

C'est Dieu qui se voit partout.

En Birmanie, c'est moi, dans le tremblement de terre c'est moi, et c'est moi qui meurt de faim en Afrique. Les gens entendent parfois le message de la non-dualité et pensent qu'il s'agit de prendre du recul et de ne rien faire. Ils pensent qu'il s'agit de tenir cette position pleine de suffisance et de dire : "Ho, c'est simplement un rêve, une histoire, il n'y a personne qui souffre, à quoi bon faire quoique ce soit?".

Dans la vision claire qu'il n'existe ici personne qui souffre et que la souffrance est simplement une histoire, il peut y avoir l'action sans effort  d'aider là où l'aide est nécessaire, mais cela vient d'un endroit d'où vous ne savez rien, cela provient du non connu. L'Un se reconnaît dans le visage d'un enfant affamé et peut bouger pour s'aider, non par pitié, non parce qu'il doit être une personne généreuse, cela n'a rien à voir avec tout cela. Cela ne provient pas d'une règle morale. Mais dans la vision que tout est UN - et c'est là le mystère de l'univers - d'une certaine manière il est poussé à s'aider, parce qu'il se voit lui-même comme l'enfant affamé, comme la victime du tremblement de terre. Il est conduit à agir ainsi, si c'est possible.