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jeudi 26 mai 2016

Une Présence infinie



Djanet la tadrate Hamdanmourad
Ce voyage, si riche et bouleversant que je n’ai toujours pas fini de digérer, fut un temps de l’éveil. L’un des moments capitaux eut lieu dans le désert de Thar (Rajasthan).

Le corps limé et l’âme polie par la route, j’étais descendu au petit matin au bord d’un étang dans lequel se mirait un temple. Là, dans le silence et la solitude de l’aube, dans cette transparence cristalline de l’eau et de l’air, j’ai été soudain comme submergé par une force de paix, de plénitude, de lumière. Les larmes, abondantes, coulaient sans raison. Entre le monde et moi, tout soudain était communion, amour, harmonie.

mardi 3 mai 2016

Conscience et pensée


Votre expérience actuelle peut être décomposée en deux aspects apparents: la conscience et la pensée. La conscience est votre nature essentielle. C'est un espace éveillé grand ouvert, vide, paisible, aimant, intelligent qui est inséparable de ce moment.
 
Les pensées sont des images temporaires qui vont et viennent dans une succession sans fin. La pensée est habituellement une certaine interprétation dualiste sur la façon dont le passé est incomplet, dont ce moment n'est pas assez bon, ou dont le futur détient la réponse.

dimanche 24 avril 2016

Tu es Cela

 
Les maux de tête commencèrent à la fin des années 80, d'abord dans la nuque et seulement une à deux fois par semaine. Après environ une année, ils se transformèrent en constante migraine. Je me réveillais et me couchais ainsi. Plus je la combattais, plus elle empirait. Aucun médicament, naturel ou chimique, n'avait le moindre effet. La seule échappatoire était le sommeil ou une sorte de méditation - bien que j'ai toujours été opposé à toute soi-disant « pratique spirituelle ». Mais cette douleur permanente me permettait de tomber dans un état d'absence chaque matin, juste après le réveil.

Dans cet état, la douleur se réduisait à une vibration lumineuse dans la conscience. Il ne subsistait alors plus personne pour souffrir. La plupart du temps, j'émergeais de cette méditation après quatre ou cinq heures et avec « MOI » revenait la douleur. Du paradis à l'enfer. Ensuite, toutefois, je réussissais à gagner mon atelier et à peindre avec plus ou moins de succès, créant ainsi un semblant de routine dans ma vie.

vendredi 10 octobre 2014

L’éveil, mais plus tard !

En réalité, nous ne voulons pas nous éveiller. nous sommes en résistance.

L’éveil n’attend que la capitulation de l’illusion.

Renoncer à notre “personnage”, à ce que nous croyons être, n’est pas évident.

Curieusement, c’est notre personnage qui s’est mis en quête de l’éveil.

Pourtant, si l’on y regarde bien, cela représente pour lui une sorte de “suicide”. Comme je le dis à travers cette image du poing qui cherche la main, tant que c’est le « poing » qui cherche, qui espère, celui-ci se prolonge, continue…

dimanche 9 mars 2014

Cicatrices...Quelles cicatrices ?

179915_446190675401060_846407329_n Enfant, je ne connaissais pas mon visage. Je ne me sentais pas concernée par ce reflet dans le miroir, qui étant ce qu’il était, ne soulevait là aucune histoire et ne ramenait à personne, à aucun individu et certainement pas à moi.

Impossible, de confondre sa présence vivante d’avec un dessin dans le miroir. Aussi, je n’avais encore aucune cicatrice. Les adultes autour de moi, ont tricoté une histoire autour de ces cicatrices, allant jusqu’à associer ce que je suis à ce simple reflet vers le monde. Confiante, je me suis attribuée par une grande méprise, pendant 28 ans, des cicatrices qui n’avaient rien à voir avec moi.

Mais un matin, j’ai cherché mes cicatrices, sans intermédiaire, directement de moi à moi, et je ne les ai pas trouvées !
 
Où étaient-elles passées ?

Comment était-ce possible d’avoir vécu si longtemps accrochée à une certitude aussi concrète et tangible que celle d’avoir des cicatrices, et un matin, réaliser qu’il n’y en a jamais eues ! Enfant, je le savais bien, que je n’avais pas de cicatrices. Et je ne comprenais jamais ce que soignaient les chirurgiens, ni ce qu’il y avait à arranger-là. D’ailleurs tout ce travail demeurait toujours vain, je ne voyais absolument aucun changement !

dimanche 23 février 2014

Le poids des pensées

La pensée a un poids. Penser à une chose, c'est la déformer, car la pensée d'une chose n'est pas la chose. La pensée est une représentation mentale. Confondue avec la réalité, elle prend un poids, non pas dû à sa structure énergétique, mais à l'émotion qui s'y greffe, qui fait miroiter le trésor de ce que je suis dans ce que je ne suis pas.

C'est le mental tout entier qu'il convient d'inclure dans son regard. Car c'est sa totalité, depuis sa naissance jusqu'à sa mort, qui maintient vivant le mirage du devenir.

Se désencombrer est ainsi se désencombrer des mirages qui occupent mon esprit, l'emplissent tant, que l'esprit lui-même, qui les contient, est ignoré.

Vivre léger, c'est vivre à partir de la conscience sans pensée. Les opinions, points de vue et jugements sont alors distants. Ils ne sont plus confondus avec la réalité. La réalité de mon être est sans pensée. Elle est présente avant que j'y sois présent. Elle est, en réalité, présence. La présence, qui est présente à chaque instant, est sans poids. Elle est transparente, toujours fraîche et innocente. Elle est le regard de l'enfant étonné, de la femme aimante, et du sage accompli. Elle ne peut être trouvée, étant déjà là.

lundi 17 février 2014

Soi et la pure conscience

Dès notre tendre enfance nous apprenons à nous construire une identité forte pour survivre. Cette identité peut être celle d’un vainqueur ou d’un vaincu. La société aime les gagnants, mais les victimes attirent aussi beaucoup de sympathie. 

Plus tard, nous apprenons à faire notre place dans le monde et à développer des relations interpersonnelles harmonieuses. Certains apprendront à gérer leurs émotions et étudieront différentes techniques pour s’en libérer. Ces approches ont leur place dans notre évolution, elles nous permettent de survivre

Puis, arrive un jour où nous découvrons les limites de la survie et commençons à chercher quelque chose de plus simple, plus naturel et plus vivant. L’impulsion pour « vivre » dépasse celle pour «survivre».

Dans cette transition où l’élan pour « vivre » et « être vraiment soi » commence à surpasser l’impulsion de survie. Quelques remises en question s’imposent. Dans un système où la survie dominait, certaines croyances avaient leur utilité. Elles sont maintenant des obstacles à une vie simple et légère.

dimanche 26 janvier 2014

Un brin d'herbe

Pedro Ribeiro Simões (Flickr)
Au tout début de ce chemin, juste après avoir vu que je n'étais pas mes histoires, une question revenait souvent : suis-je mort ? En effet, j'avais perdu la plupart de mes émotions et, là où auparavant était une vie émotionnelle intense, voire traumatique, il y avait un grand vide, un grand silence.

Suis-je mort ?

Il y avait bien, de temps à autre, une explosion d'amour pur. Il y avait bien des extases – ce qu'Adyashanti nomme « le premier baiser de l'éveil ». Mais, entre ces explosions : le silence. Il y avait le monde tel qu'il est, sans mes histoires.

Suis-je mort ?

lundi 16 décembre 2013

La fin de la recherche

Dans ce monde nous cherchons tous quelque chose.
Mais pour certains, une recherche a pris une place primordiale dans leur vie.
C’est la recherche spirituelle !

Elle est à la fois le moteur du retour à la maison, mais en définitif, elle devient un obstacle.
Alors demandons-nous qu’est-ce que la recherche?

Ici je vais parler uniquement de la recherche spirituelle.
Mais fondamentalement la recherche du bonheur, de la fin de la souffrance, d’un(e) nouveau compagnon, d’une nouvelle voiture ou du nouveau smartphone à la mode reste-la même !

mardi 26 novembre 2013

Qui regarde?

Image du Blog monia2009.centerblog.net
Cʼest le personnage qui regarde car il a la capacité de se voir rétroactivement et son regard est teinté de ce quʼil croit être. Il se dédoublera à lʼinfini et nʼabdiquera pas facilement. Il se verra à travers le filtre de ses émotions, de ses sensations corporelles et de ses convictions mentales.

Tout ce que ce personnage croit être, contribuera subtilement à le repêcher et le relancer dans sa bouillie mentale. La vigilance est essentielle pour cette remise en question perpétuelle. Une vigilance constante à remettre son attention dans lʼinstant. 

Le rêveur est conditionné à CROIRE (réagir avec sa mémoire) et non pas à VOIR directement et lucidement lʼévénement qui se déroule dans lʼinstant. Cet évènement qui se déroule dans lʼinstant est le miroir du personnage que vous croyez être. Vous croyez que voir dans lʼinstant vous demandera beaucoup plus dʼénergie que rêver ? Et si vous vous trompiez ? Rêver cʼest être mort et persister à affirmer dans le temps : je vis !

dimanche 20 octobre 2013

Vous êtes la Conscience

Vous êtes la Conscience. Vous êtes cela en lequel tout apparaît. Le Monde, le corps, les pensées - tout apparaît en vous. Vous n'êtes pas séparé de quoique ce soit.

Vous êtes la source et l'apparition de tout ce qui est. Vous n'avez pas à aller ou que ce soit, ou faire quoique ce soit pour que cela soit évident. C'est la chose la plus évidente. Vous l'oubliez toujours, le tenant pour acquis.

Tout apparaît dans la conscience, la conscience ordinaire, maintenant, qui est le fondement de tout ce qui est, y compris cette expérience actuelle. La simple prise de conscience est le facteur commun à toute expérience.

mercredi 19 juin 2013

C'est Dieu qui se voit partout.

En Birmanie, c'est moi, dans le tremblement de terre c'est moi, et c'est moi qui meurt de faim en Afrique. Les gens entendent parfois le message de la non-dualité et pensent qu'il s'agit de prendre du recul et de ne rien faire. Ils pensent qu'il s'agit de tenir cette position pleine de suffisance et de dire : "Ho, c'est simplement un rêve, une histoire, il n'y a personne qui souffre, à quoi bon faire quoique ce soit?".

Dans la vision claire qu'il n'existe ici personne qui souffre et que la souffrance est simplement une histoire, il peut y avoir l'action sans effort  d'aider là où l'aide est nécessaire, mais cela vient d'un endroit d'où vous ne savez rien, cela provient du non connu. L'Un se reconnaît dans le visage d'un enfant affamé et peut bouger pour s'aider, non par pitié, non parce qu'il doit être une personne généreuse, cela n'a rien à voir avec tout cela. Cela ne provient pas d'une règle morale. Mais dans la vision que tout est UN - et c'est là le mystère de l'univers - d'une certaine manière il est poussé à s'aider, parce qu'il se voit lui-même comme l'enfant affamé, comme la victime du tremblement de terre. Il est conduit à agir ainsi, si c'est possible.

dimanche 12 mai 2013

Flèches incendiaires

                                                                                     Au fond,
tous les efforts pour se libérer
seront autant d'efforts pour réaliser
qu'on ne peut rien.
Et tant que cela n'est pas éprouvé
intensément,
vous faites des paroles du LIBéRé-VIVANT,
des livres, des bibelots, des reliques,
et un très bon perroquet.

oOo

Toi qui suit l’ambiguïté
du couple de surface, 
écoute la voie abrupte qui te dit : 
"Tu es la Centréité 
où ne réside aucune image, 
aucune relation, aucun couple".
oOo

mercredi 21 novembre 2012

Le chemin vers l’éveil

Sur beaucoup de forums et de sites, ainsi que dans des discussions spirituelles un sujet commence à ressortir de plus en plus: Le chemin vers l’éveil. Les gens demandent comment on fait pour s’éveiller, discutent de théories qui expliquent des étapes ou des aspects qui semblent nous arriver pendant notre chemin vers l’éveil. Mais est-ce qu’une telle théorie peut réellement être valable… ou… vraie? 

Le Tao essaie de “vivre”, “d’expérimenter” chaque chemin possible, donc on pourrait dire que chaque être humain, adhérant à ces théories ou non, EST sur le chemin d’éveil. Plus exactement: chacun de nous est Tao, donc chacun est parfait et éveillé, il n’y a pas de différences, pas d’étapes, pas de “plus proche de l’éveil”! 

mercredi 14 novembre 2012

Et l’Éveil ?

C’est l’instant subit - intemporel - hors du temps - où notre carapace égotique est transcendée. (Comme si) une ‘brèche’ s’était produite, et la Conscience Infinie, (comme) venue de l’extérieur, pénètre et envahit notre espace intérieur, nous inondant de joie et de félicité - ce que nous appelons « l’éveil en nous de la Réalité essentielle ».

Ou à l’inverse, par ce ‘passage’, notre conscience intime a (comme) traversé et débouché dans l’espace sans limite de la Conscience Infinie et s’est fondue en Elle - ce que nous appelons « l’éveil à la Réalité Infinie ».

En fait ce n’est ni l’un ni l’autre, plutôt les deux à la fois. La Réalité individuelle n’étant pas différente de la Réalité Infinie, c’est la « Conscience Une » qui se rejoint elle-même, en elle-même… Cette rencontre de la conscience avec elle-même, amorce l’éveil de la Conscience … la Conscience s’éveille … l’Éveil apparaît, se manifeste, se déploie : l’Éveil EST.

Revenons au ‘comment ?’

samedi 10 novembre 2012

La conscience n’est pas divisée

Gandha - Lumière
En réalité, il n’existe aucune différence entre un esprit se reposant dans la conscience et un esprit identifié à la pensée. Les différents «états» de l'esprit ne sont que des fluctuations au sein de la conscience qui EST, il n'y a pas de compartiments séparés dans la conscience, pas de lignes de division entre les différents états d'esprit.

Si une personne n'a pas vu sa véritable nature, alors l'identification avec la pensée peut apporter de la souffrance parce qu'il y aura la croyance qu'il se passe quelque chose de mal, qu’un autre état serait meilleur et qu’une lutte est nécessaire pour l'atteindre. La souffrance arrive toujours lorsque nous voulons que les choses soient autres que ce qu'elles sont.

mercredi 7 novembre 2012

La nudité de l’être

Les êtres humains aspirent naturellement au bonheur. La majorité tente d’y accéder en ajoutant toutes sortes de choses : connaissances, idées, expériences, argent, satisfaction de désirs, etc.
Le bonheur et la joie profonde se trouvent à la Source, dans l’Être. Ceux qui y ont accédé disent que le chemin qui y mène est un chemin de renoncement. Il s’agit de soustraire bien plus que d’ajouter. Quand toutes les couches ont été enlevées, la radieuse beauté de l’Être se dévoile et la joie jaillit spontanément.

HONORER CE QUI EST, EST LA SEULE SPIRITUALITÉ

La société nous invite constamment à « faire » davantage pour « avoir » plus. Tant de gens se retrouvent dans une course effrénée contre la montre. Le but de cette course ? Avoir. Avoir des émotions, de la considération, des idées bien arrêtées sur une multitude de sujets, de l’amour, des relations, de l’argent, du sexe, du plaisir, etc.

dimanche 4 novembre 2012

Relâcher avec Grâce

Le toc s’est dissipé, ainsi en est-il des gens et des lieux. Ma collection de livres convoités est en vente ou en statut cadeau: Tout sur la théorie quantique, la théorie de la psychologie, la théorie du complot et bien plus encore, tout est en train de partir. Qu’ai-je vraiment besoin de savoir, que je ne sache pas dans l'instant? En dehors d'un manuel pratique, quel besoin d'informations et de connaissances aurai-je, alors que la sagesse de la conscience est ici?

Les relations aussi s’effilochent. Ceci est intéressant, du point de vue de la conscience. Il y a quelques jours, j'ai réalisé que le but même d'un groupe de femmes dont Lori avait aimé faire partie depuis près de deux ans, n’avait plus d’intérêt. L'exploration partagée de la Divinité Féminine comme chemin n’est plus un appel, tout simplement parce que là où je me tiens maintenant, il n'est pas nécessaire.

lundi 29 octobre 2012

Le sens du moi

A la base, nous voyons que notre corps a profondément développé, de par notre éducation et l’association entre les pensées et les sensations, un « sens du moi ».

Or la libération ne consiste pas en l’éradication de ce «sens du moi» : mais vous pouvez par moments transcender le «sens du moi», dans de profondes méditations ou dans le sommeil profond.

Dans ces deux états, le monde disparaît, le moi disparaît, l’ego disparaît, toute chose disparaît.

Mais vous n’allez pas éradiquer le « sens du moi » de façon permanente dans le corps.

vendredi 26 octobre 2012

L’accueil comme voie

Bien souvent, nous ne savons pas être ouverts, réceptifs aux pensées, aux sensations qui nous assaillent. Laissez-les venir, n’intervenez pas afin qu’elles se livrent à votre regard vierge. Cette écoute sans choix est détendue, paisible, nous voyons l’espace s’agrandir peu à peu.

Hors de toute préhension, de toute mémoire,  le contenu de notre psychisme se révèle, s’actualise, nous contemplons de façon désintéressée nos agressions, nos fureurs, nos peurs, nos anxiétés. Tôt ou tard, elles se résorberont dans notre observation et la transformation, la transmutation se font dans cette résorption.

Malheureusement, nous n’allons pas jusque-là, la personne se défend, elle n’approfondit pas complètement ces constatations, elle remet cette étude à plus tard, n’en ayant soi-disant pas le temps, sans vouloir comprendre le motif qui la guide.